Schéma répétitif en psychologie : causes, mécanismes et comment s'en libérer

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Un schéma répétitif en psychologie, c'est un schéma comportemental ou relationnel qu'une personne reproduit de façon inconsciente, souvent malgré elle, et malgré une prise de conscience parfois ancienne. Ce n'est pas un défaut de caractère, ce n'est pas un manque de volonté. C'est le signe que quelque chose, au niveau de l'inconscient, n'a pas encore été mis à jour.

Si tu lis cet article, c'est que tu t'es probablement déjà dit quelque chose comme "je rejoue les mêmes histoires mais avec des personnes différentes", ou "j'ai l'impression d'être dans une boucle sans fin", ou encore "je tombe toujours sur le même style de personne". Et c'est épuisant, parce qu'on a beau changer d'environnement, changer de partenaire, changer de travail, le schéma, lui, reste là.

Dans cet article, je vais partager ma vision de ce que sont vraiment les schémas répétitifs en psychologie, pourquoi ils se mettent en place, et pourquoi selon moi beaucoup d'approches peinent à les résoudre durablement. Je vais aussi te parler de mon propre vécu, parce que je pense qu'on ne peut pas accompagner les autres sur quelque chose qu'on n'a pas traversé soi-même.

Le schéma répétitif n'est pas le problème

Personnage courant en cercle au centre de roues concentriques - schémas répétitifs et patterns inconscients qui tournent en rond

La première chose que je dis à mes clients quand ils me parlent de leurs schémas répétitifs, c'est que ce qu'ils observent n'est qu'un symptôme. Le schéma répétitif est une information, pas une malédiction et pas un défaut de caractère.

Ce que j'observe dans mon travail, c'est qu'un schéma répétitif, que ce soit dans le domaine amoureux, dans le domaine professionnel ou même dans le rapport à l'argent, ne devient vraiment visible qu'avec du recul, souvent sur plusieurs années. C'est quelqu'un qui réalise un jour qu'il a eu plusieurs relations amoureuses qui se sont toujours construites dans la même dynamique, ou plusieurs expériences professionnelles qui ont toujours mal fini de la même façon, ou des amitiés qui ont toujours suivi le même cycle. Et là, il commence à se demander si le dénominateur commun, c'est lui.

Et en un sens, il a raison. Mais pas de la façon dont il l'imagine. Ce n'est pas qu'il est "défaillant" ou qu'il attire consciemment les mauvaises situations. C'est que son inconscient est configuré d'une certaine façon, et cette configuration, elle date de bien avant qu'il puisse décider quoi que ce soit.

La compulsion de répétition : ce que Freud avait compris

En psychologie, ce mécanisme a un nom. Freud l'appelait la compulsion de répétition, et c'est l'une des observations les plus importantes sur le fonctionnement de l'inconscient : ce dernier ne cherche qu'à répéter ce qu'il connaît déjà, parce que ce qu'il connaît, c'est sa zone de sécurité.

Notre système nerveux, tout entier, est conçu pour distinguer ce qui est connu de ce qui est inconnu, ce qui est sûr de ce qui est potentiellement dangereux. Et ce qui est connu, même si c'est douloureux, reste préférable à l'inconnu. C'est pour ça qu'on peut rester des années dans des relations ou des situations qui nous font souffrir, parce que quelque part, au niveau inconscient, c'est familier. Et le familier, c'est perçu comme sécurisant.

Donc quand on parle de schéma répétitif en psychologie, ce qu'on observe en surface, c'est en réalité la projection de l'inconscient qui tente de retrouver ses repères. Et ces repères, ils ont été gravés dans notre inconscient très tôt, notamment à travers les relations que nous avons vécues dans notre enfance, et plus précisément à travers ce que j'appelle l'enfant intérieur.

L'enfant intérieur au coeur du schéma

Enfant intérieur visible dans le corps d'un adulte à travers un cadre géométrique - enfant intérieur à l'origine des schémas répétitifs

Pour moi, l'enfant intérieur, c'est la part de nous qui dirige le plus notre vie au niveau inconscient. C'est cette part qui a enregistré toutes les expériences de nos premières années, qui a construit des croyances sur ce que l'amour veut dire, sur ce qu'on mérite ou ne mérite pas, sur ce qui est normal dans une relation, sur ce qu'il faut faire pour être aimé ou accepté.

Et ces croyances-là, elles ne disparaissent pas avec l'âge adulte. Elles restent actives, elles continuent de filtrer la réalité, et elles continuent de diriger nos choix, souvent à notre insu. C'est pour ça que tu peux être quelqu'un de très intelligent, très conscient, avoir lu des dizaines de livres de développement personnel, et te retrouver quand même à reproduire les mêmes schémas relationnels. Ce n'est pas une question d'intelligence ou de volonté. C'est une question de ce qui est gravé au niveau inconscient.

J'accompagne régulièrement des personnes qui font ce constat en diagnostic, et ce qui revient souvent c'est cette phrase : "je répète encore les mêmes erreurs alors que je sais exactement ce que je suis en train de faire". C'est le signe que la prise de conscience, aussi réelle soit-elle, n'a pas touché ce qui génère vraiment le schéma.

Pourquoi les approches classiques ne vont pas assez loin

Je ne dis pas que les approches thérapeutiques classiques ne fonctionnent pas, parce que pour beaucoup de choses, elles fonctionnent bien. Mais ce que j'observe, c'est qu'elles manquent souvent deux choses essentielles quand on parle de schémas répétitifs profonds.

La première, c'est la précision dans l'identification des parts. On peut passer des années à explorer, à comprendre, à prendre conscience, et c'est déjà un travail utile. Mais comprendre ne libère pas. Pour moi, c'est comme avoir une énorme carte du monde et passer du temps à l'explorer, à noter les territoires, à les comprendre, sauf qu'on ne va jamais vraiment intervenir sur ce qui crée le problème.

J'utilise souvent la loi de Pareto dans ma réflexion : selon moi, il y a 20% des parts de soi qui génèrent 80% des symptômes, dont les schémas répétitifs. Et si on ne va pas voir précisément ces 20% là, on peut faire du bon travail, on peut se sentir mieux à certains moments, mais le schéma sera toujours là parce que les parts qui le génèrent n'ont pas été touchées.

Et la deuxième chose qui manque souvent, c'est ce que j'appelle la libération énergétique et symbolique. Conscientiser une blessure, c'est bien. Mais se reconnecter vraiment à la part qui la porte, et lui permettre de transmuter ce qu'elle porte à travers quelque chose de symbolique et de profond, c'est différent. Beaucoup d'approches s'arrêtent à la compréhension, et ça ne suffit pas pour les blessures les plus enracinées.

Il y a aussi quelque chose que j'observe fréquemment : les personnes qui viennent en séance arrivent souvent avec beaucoup de protecteurs. C'est-à-dire que la part blessée, celle qui porte vraiment le schéma, n'est pas accessible directement parce qu'il y a d'autres parts qui la protègent, qui racontent une version de l'histoire, qui empêchent d'aller voir ce qui est vraiment là. Et si le praticien suit l'histoire racontée par les protecteurs, on peut tourner en rond pendant longtemps sans jamais atteindre la source.

Mon propre schéma : "je ne peux pas être aimé tel que je suis"

Enfant avec un chapeau pointu isolé devant une porte face à un groupe d'adultes - conditionnements familiaux et blessures d'enfance à l'origine des schémas répétitifs

Je parle de tout ça avec d'autant plus de conviction que je l'ai vécu moi-même. Pendant des années, j'avais un schéma répétitif relationnel qui me faisait me mettre en couple avec des personnes qui ne me correspondaient pas vraiment. Je le savais souvent dès le départ, mais je restais quand même, parce que quelque chose en moi pensait que vaut mieux être avec quelqu'un que d'être seul.

Et dans ces relations, je m'oubliais complètement. J'oubliais mes amis, mes passions, mes projets, pour me fondre dans ce que je pensais que l'autre attendait de moi. Je finissais toujours par quitter, et puis je recommençais le même cycle avec quelqu'un d'autre. À un moment, j'ai commencé à me demander ce que je répétais.

Quand j'ai été voir la part de moi qui portait ça, j'ai trouvé une croyance profonde qui était : "si je suis juste moi-même, l'autre ne peut pas m'aimer". Donc je devenais ce que l'autre voulait que je devienne. Et quand quelque chose dans la relation ne me convenait pas, je le taisais, parce que ma zone de danger c'était d'exprimer ce que je ressentais vraiment, de peur que ça crée un conflit et que l'autre parte. Et donc je souriais, je disais oui, et intérieurement c'était tout autre chose.

Quand j'ai guéri cette part-là, les choses ont changé progressivement. Ce n'est pas que j'ai "décidé" de changer, c'est que la configuration intérieure a changé, et les comportements ont suivi naturellement.

Le schéma répétitif amoureux : une forme particulièrement douloureuse

Parmi tous les schémas répétitifs, le schéma amoureux est souvent le plus difficile à voir et le plus douloureux à vivre, parce qu'il touche à quelque chose de fondamental : notre façon de nous relier à l'autre, et au fond, notre façon de nous relier à nous-mêmes.

Ce que j'observe chez les personnes qui ont un schéma répétitif amoureux, c'est qu'elles ne tombent pas "par hasard" sur les mêmes types de personnes. Leur inconscient les oriente vers des profils qui correspondent à ce qu'elles connaissent, à ce qui leur est familier depuis l'enfance, même si ce familier est source de souffrance. C'est pour ça qu'on peut se retrouver à reproduire la même dynamique relationnelle avec des personnes qui n'ont pourtant rien en commun en apparence.

Le schéma amoureux répétitif peut prendre des formes très différentes. Il y a des personnes qui attirent systématiquement des profils indisponibles ou évitants. D'autres qui se retrouvent toujours dans des relations où elles s'oublient elles-mêmes. D'autres encore qui sabotent les relations saines dès qu'elles commencent à bien se passer, parce que quelque chose dans leur inconscient ne reconnaît pas ce type de relation comme "normal". Dans tous les cas, la racine est la même : une configuration inconsciente qui date de bien avant les premières relations amoureuses.

Ce qui est important à comprendre, c'est que ce schéma ne disparaît pas simplement parce qu'on en prend conscience, ni parce qu'on "décide" de faire autrement. Tant que la part de soi qui le porte n'a pas été vraiment rencontrée et libérée, le schéma continue, parfois sous une forme légèrement différente, mais avec la même essence.

Le cas d'Isabelle

Je t'invite à regarder le témoignage d'Isabelle ci-dessous, qui illustre très bien ce dont je parle.

Isabelle nous partage sa transformation intérieure en vidéo

Isabelle avait un schéma répétitif amoureux très précis : elle se retrouvait soit dans des relations avec des personnes manipulatrices et toxiques, soit avec des personnes évitantes qui fuyaient dès qu'elle essayait de construire quelque chose de stable. Elle n'avait jamais connu quelqu'un qui soit à la fois présent et sain dans la relation. Et ce n'était pas un hasard, c'était son inconscient qui reproduisait ce qu'il connaissait.

Après qu'on ait travaillé sur son enfant intérieur, quelque chose s'est progressivement dénoué. Elle a commencé à s'éloigner naturellement de certaines relations, comme si ce qui l'attirait vers elles avant n'était plus là. Les profils évitants ont cessé de l'attirer. Et elle a commencé à rencontrer des personnes qui correspondaient beaucoup plus à ce qu'elle cherchait. Ce qu'elle me disait à cette période, c'est que c'était étrange, presque inconfortable au début, parce que quelqu'un de simple et de présent, c'était nouveau pour son système nerveux. Et l'inconnu, même quand c'est bon, ça demande un temps d'adaptation.

On guérit la part qui portait le schéma, mais il y a ensuite un temps où le conscient doit s'ajuster à une nouvelle façon d'être en relation. Et ça, ça prend quelques mois. Mais ce n'est plus une résistance profonde, c'est juste une adaptation.

Comment je travaille sur les schémas répétitifs

Deux personnes face à face dans des fauteuils devant une bibliothèque - séance de coaching psycho-spirituel pour briser les schémas répétitifs

Identifier la part qui porte le schéma

Quand quelqu'un me dit "je vis un schéma répétitif relationnel", la première chose que je lui dis, c'est quelque chose qui peut sembler paradoxal au premier abord : pars du principe que tu le veux. Pas consciemment, pas rationnellement, mais il y a une part de toi qui désire profondément reproduire ce schéma, parce que c'est ce qu'elle connaît. Et tant qu'on ne va pas voir cette part-là, le schéma continuera, quelle que soit la force de ta volonté consciente.

Ensuite, on essaie de comprendre qui est cette part. Je demande à la personne de regarder son schéma de près : qu'est-ce qui se passe concrètement ? Est-ce qu'elle s'oublie systématiquement dans ses relations ? Est-ce qu'elle attire des personnes indisponibles ? Est-ce qu'elle n'arrive pas à exprimer ce qu'elle ressent de peur que l'autre parte ? Et de là, on remonte à une question centrale : qui devais-je être pour être aimé de mes parents ? Est-ce que je devais être un enfant sage, performant, discret, qui ne pleure pas, qui dit oui à tout ? Tout ce qui a été rejeté de qui tu étais dans l'enfance, tu vas le retrouver dans tes relations amoureuses aujourd'hui. C'est mécanique.

C'est le premier mouvement de ma méthode Double Diamant Transformationnel® : descendre jusqu'à la source, pas rester en surface du symptôme.

Entrer en relation avec cette part et la libérer

Une fois cette part identifiée, je demande à la personne de se connecter à elle. Pas de l'analyser, pas d'en parler, mais vraiment d'entrer en relation avec elle, comme si elle se retrouvait face à cet enfant qu'elle a été. Et là, ce qui m'importe, c'est de savoir depuis quel espace la personne regarde cette part. Si elle me dit "j'ai de la compassion pour cet enfant, je l'aime et je voudrais lui dire que tout va bien", on est dans le bon espace. Si elle me dit "ça me fait de la peine, le pauvre", on est encore dans une part blessée qui regarde une autre part blessée, et ça ne libère pas.

Quand on est vraiment dans un espace d'amour, là on peut commencer à travailler. Je demande à la personne ce qu'elle aimerait dire à cet enfant. Un vrai dialogue s'installe. L'enfant répond. Une relation de confiance se construit au fil de la séance. Et quand la confiance est là, je demande à l'enfant de représenter physiquement la croyance qu'il porte, sous n'importe quelle forme, une boule, un objet, une couleur. Puis je lui demande ce qu'il veut en faire. Généralement, il veut s'en débarrasser. Et on utilise les éléments, la terre, l'eau, le feu, l'air, pour transmuter et libérer ce qu'il portait. À ce moment-là, il se passe presque toujours quelque chose au niveau du corps.

La dernière étape, c'est de ramener cette part à l'instant présent. Dans le chamanisme, on appelle ça le recouvrement d'âme : une part de soi qui est restée bloquée dans le passé à cause d'un traumatisme, et qu'on ramène dans le corps, dans le présent. Ce n'est pas une métaphore. C'est quelque chose que les gens ressentent physiquement à la fin d'une séance.

Se libérer d'un schéma répétitif : on obtient ce qu'on tolère

Il y a une phrase que je répète souvent à mes clients, et qui résume beaucoup de ce que j'observe : on obtient dans la vie ce qu'on tolère dans la vie.

Si tu veux des relations saines mais que tu tolères dans ton quotidien des relations toxiques ou des relations qui ne te nourrissent pas, il y a une contradiction que l'inconscient ne peut pas résoudre. Pour accueillir quelque chose de nouveau, il faut d'abord faire de la place. Et faire de la place, ça veut dire parfois faire le deuil de relations qui ne correspondent plus à qui tu es en train de devenir, même si ces relations sont familières, même si les quitter fait peur.

Ce n'est pas une question de volonté. C'est une question de ce que ton inconscient reconnaît comme acceptable pour toi. Et ça, ça vient de comment tu t'es configuré dans l'enfance, de ce que l'amour, la sécurité et les relations signifiaient pour l'enfant que tu étais.

Ce que j'aime dans le travail sur les schémas répétitifs, c'est qu'il ne s'agit pas de se battre contre soi-même ou de s'imposer de nouveaux comportements à force de discipline. Quand on va voir les vraies parts qui portent le schéma et qu'on les libère, les comportements changent naturellement, sans effort. C'est là qu'on comprend vraiment ce que "se libérer d'un schéma" veut dire.

Ce que j'aimerais que tu retiennes

Enfant enchaîné tenant la main d'un adulte devant un soleil levant - transmission intergénérationnelle des schémas répétitifs et conditionnements familiaux

Si tu te reconnais dans ce que tu viens de lire, je voudrais que tu saches une chose : le fait que tu reproduises des schémas ne dit rien de ta valeur, de ton intelligence ou de ta capacité à aimer. Ça dit juste que tu as été configuré d'une certaine façon, et que cette configuration n'a pas encore été mise à jour.

Un schéma répétitif, c'est une information. C'est ton inconscient qui te montre là où l'enfant intérieur a encore quelque chose à guérir. Et cette guérison, elle est possible, même quand on a l'impression d'avoir "tout essayé". Pas parce qu'il faut encore plus de techniques ou encore plus de compréhension, mais parce qu'on va enfin aller voir la part qui n'a jamais vraiment été vue.

Ce que j'observe après des années d'accompagnement, c'est que les personnes qui se libèrent de leurs schémas répétitifs ne l'ont pas fait à force de volonté ou de discipline. Elles l'ont fait parce qu'elles sont allées voir ce qu'il y avait vraiment là, en dessous. Et une fois que cet enfant intérieur a été vraiment entendu, vraiment accueilli, les comportements changent d'eux-mêmes. Sans effort. C'est ça que je veux dire quand je parle de libération.

Questions fréquentes

Un schéma répétitif peut-il disparaître seul avec le temps ?

Dans certains cas, le temps et les expériences de vie permettent une évolution. Mais pour les schémas ancrés profondément dans l'enfance, le temps seul ne suffit généralement pas, parce que la configuration inconsciente reste la même. C'est ce qui explique qu'on peut avoir beaucoup changé en surface et pourtant reproduire les mêmes schémas relationnels.

Est-ce qu'on peut avoir plusieurs schémas répétitifs en même temps ?

Oui, tout à fait. Et c'est même fréquent. Un même schéma de fond peut se manifester différemment dans les relations amoureuses, les relations amicales et les relations professionnelles, parce qu'il vient de la même source. Travailler la racine permet souvent de toucher plusieurs schémas à la fois.

Quelle est la différence entre un schéma répétitif et une simple habitude ?

Une habitude, c'est un comportement qu'on a appris et qu'on peut modifier relativement facilement avec de la conscience et de la pratique. Un schéma répétitif, c'est plus profond : il vient de l'inconscient, il est lié à des croyances et des émotions qui datent de l'enfance, et il résiste généralement aux approches purement cognitives ou comportementales.

Pourquoi je reproduis un schéma même quand je l'ai conscientisé ?

Parce que la conscientisation agit au niveau du conscient, et que le schéma vient de l'inconscient. Ces deux niveaux ne communiquent pas directement. C'est pour ça qu'on peut savoir exactement ce qu'on est en train de faire et le faire quand même, jusqu'à ce qu'on aille travailler les parts inconscientes qui portent le schéma.

En combien de temps peut-on se libérer d'un schéma répétitif ?

Ça dépend de la profondeur du schéma et de combien de parts de soi y contribuent. Dans mon travail, sur trois mois d'accompagnement, je vois généralement des changements comportementaux réels, c'est-à-dire que les gens font naturellement des choix différents sans avoir à se forcer. Le travail de fond peut continuer après, mais les schémas les plus pesants se dénouent souvent plus vite qu'on ne le croit.

Références

  • Richard Schwartz, Internal Family Systems (IFS)
  • Sigmund Freud, concept de compulsion de répétition
  • Alice Miller, Le Drame de l'enfant doué
  • John Bradshaw, Retrouver l'enfant en soi
  • Carl Jung, concept d'ombre et de parties de soi
Jean-Luc Ratiskol - coach en développement spirituel

JEAN-LUC RATISKOL

Jean-Luc Ratiskol est coach en transformation intérieure depuis 2020 et créateur de la méthode du Double Diamant Transformationnel®. Il accompagne celles et ceux qui tournent en rond malgré des années de travail sur eux-mêmes, tiraillés entre deux parts contradictoires, à identifier et libérer les schémas inconscients qui bloquent leur transformation.

Ayant vécu sa propre transformation intérieure, il aide ses clients à se libérer des conditionnements et schémas inconscients qui les empêchent de s’accomplir pleinement.

Son approche de coaching thérapeutique à dimension psycho-spirituelle combine coaching, thérapie, spiritualité, guérison intérieure et éveil de conscience pour des transformations durables.

Certifié en préparation mentale (Dr. Sylvain Baert - Ecoazen), formé en coaching, PNL et spiritualité, il est reconnu pour ses capacités intuitives.

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