Vide intérieur : pourquoi alors que tu as tout réussi ?
Envie de rencontrer d'autres personnes en parcours d'éveil ?
Lumna, le club privé en ligne pour les personnes en parcours d'éveil de conscience.
Peut-être qu'aujourd'hui tu as atteint un certain niveau de vie, que tu as accompli des choses, et que tu te dis : je devrais me sentir heureux, comblé, accompli, épanoui, et pourtant ce n'est pas le cas. Tu ressens un vide intérieur malgré tes accomplissements extérieurs, et c'est un sujet assez paradoxal : se sentir logiquement comblé, alors qu'on n'arrive pas à se sentir comblé ni satisfait.
Réponse courte : ce vide vient souvent du fait que la vie que tu as construite jusqu'ici était celle de ton ego, et pas celle de qui tu es vraiment. Ton ego s'est fixé des objectifs pour être aimé et reconnu, sur une base de peur, et une fois ces objectifs atteints, ils ne peuvent pas te combler. Et ce vide, c'est souvent le début de ta seconde vie.
Ce que tu vas découvrir dans cet article :
- Pourquoi on peut cocher toutes les cases et se sentir vide quand même, et pourquoi tu n'as pas à t'en sentir coupable.
- Ce qu'est l'arrival fallacy, ou la chute de l'arrivée.
- Pourquoi les objectifs que tu croyais être les tiens étaient peut-être ceux de ton ego.
- Pourquoi arriver au niveau 100, ce n'est que le début du jeu.
Cet article reprend ma vidéo sur le sujet. Pour plus de contenus comme celui-là, je t'invite à aller sur ma chaîne YouTube.
Pourquoi je ressens un vide intérieur alors que j'ai tout ?
Tu as fait des choses, tu t'es accompli, tu as peut-être atteint la plupart de tes objectifs, que tu sois entrepreneur, salarié, peu importe, et aujourd'hui tu ressens un vide intérieur. J'ai accompagné plus d'une quarantaine de personnes, et notamment des personnes qui étaient arrivées à cet endroit-là.
Ce qui semble très paradoxal, c'est que beaucoup de gens rêvent d'atteindre ces objectifs. Alors il y a presque une forme de culpabilité : pourquoi je ne suis pas heureux, alors que je devrais nager dans le bonheur, puisque j'ai atteint la plupart de mes objectifs ? Et on finit par ne pas être comblé, ou du moins on a été satisfait un laps de temps, et puis c'est retombé (c'est aussi ce que je décris dans mon article sur le fait d'être jamais satisfait malgré ses réussites).
Ce que j'ai vécu : la vie réussie, et ce qui manquait
Je peux très bien t'en parler parce que je l'ai vécu, il y a sept ans maintenant. J'ai fait une carrière à Paris en tant que UX designer, designer d'interface, d'expérience client et d'expérience utilisateur. C'était un métier très demandé à l'époque, et très bien payé. J'avais mon appart, ma copine, l'argent qui tombait, une sorte de métier passion, la famille, les amis, les potes. En gros, tout était là, et je me disais : je devrais me sentir comblé.
Et malgré cette sorte d'accomplissement, de satisfaction extérieure, je sentais qu'au fond de moi il me manquait quelque chose. Un élément, sur lequel je n'arrivais pas à mettre le doigt. Je me disais : si je suis vraiment honnête avec moi-même, je sens qu'il y a quelque chose qui manque, mais je ne sais pas quoi. Et souvent, ça me faisait toucher à ce fameux vide intérieur. C'est peut-être ce que tu ressens aujourd'hui.
L'arrival fallacy, ou la chute de l'arrivée
C'est un peu comme quand tu gagnes une médaille. Tu es content de la gagner, puis tu rentres chez toi, tu reprends ta vie, ton quotidien. Il y a d'un côté l'événement, l'atteinte de l'objectif, et de l'autre la vraie vie, en réalité.
Souvent, il y a une forme d'idéalisation : le jour où j'aurai ça, le jour où j'aurai ci, je vais être tellement heureux. Tu te fixes un salaire, ou pour un entrepreneur un chiffre d'affaires, et tu te dis que ce jour-là tu vivras ta meilleure vie. Et vu que c'est une projection mentale, quand le jour arrive, oui, c'est sympa. Puis au bout de cinq ans, dix ans, vingt ans, tu finis par atteindre cet objectif, et tu arrives dans ce qu'on appelle l'arrival fallacy, en français la chute de l'arrivée.
Tu arrives à un sentiment de vide où tu te dis : ok, j'ai coché toutes les cases, je suis devenu cette meilleure version de moi-même, et c'est quoi la suite ? Pour moi, ça a été une période un peu bizarre, où je me suis dit que je ne voyais pas comment aller au-dessus de ça, et que même si j'allais au-dessus, à quoi bon ? C'est quoi le sens, c'est quoi le but ? C'est là que tu rentres dans une période d'introspection, et dans ce que j'appelle l'éveil de la conscience.
D'où vient ce vide : les objectifs de ton ego
Quand tu étais petit, ou petite, tu t'es construit un ego. Tu t'es demandé : qui est-ce que je dois être pour être aimé ? Aimé de mes parents, de mes amis, reconnu socialement, avoir un statut, de la valeur aux yeux des autres. Et peut-être que tu t'es obligé à faire certaines choses : il faut que je fasse ci, il faut que j'aie un meilleur job, un bon diplôme, il faut que je m'achète une maison.
Tu as cru jusqu'à maintenant que tu le faisais pour toi, que tous ces objectifs, c'était toi qui te les étais donnés. En réalité, c'est l'extérieur qui t'a conditionné, influencé, à aller les atteindre, et au fond de toi, ce n'était pas vraiment toi. C'est ce qui s'est passé pour moi. L'éveil de la conscience, au fond, c'est ça : tu t'éveilles à ton ego, tu te rends compte que la vie que tu as choisie jusqu'ici était complètement dictée par lui.
Et ton ego vit dans la peur, la peur de ne pas recevoir d'amour, et en même temps la peur de tout. Tu pensais mener une vie basée sur des objectifs et sur la réussite, alors qu'en réalité tout était basé sur la peur. Donc quand tu atteins les objectifs de ton ego, ils ne sont pas basés sur la polarité inverse, qui est l'amour. Ce dont tu prends conscience à ce moment-là, et ce dont j'ai pris conscience aussi, c'est que la vie que tu as créée n'était pas la tienne : c'était la vie de ton ego.
On compare souvent le moi et le soi. D'un côté il y a ton ego, le moi, le petit moi, et tu as peut-être dicté ta vie sur lui jusqu'à présent. Peut-être que tous les objectifs que tu t'es fixés, au fond de toi, tu n'en as rien à faire, ce n'est pas ton truc, mais il y a une petite voix dans ta tête qui t'a dit « vas-y, c'est ça qu'il faut faire », pour la reconnaissance, le statut, être aimé, respecté, apprécié. Sauf que le seul regard qui a besoin d'amour et de respect, c'est celui que tu portes sur toi-même, et tu vas le chercher à l'extérieur au lieu de l'intérieur. Ce qui manque, souvent, c'est l'amour intérieur, l'amour de soi.
Le vide intérieur, le début de ta seconde vie
Souvent, il y a une bascule : je suis arrivé au bout de mon ego, et je commence peut-être à démarrer ma seconde vie, la vie de ton âme. Ça dépend des personnes. Chez certaines, ça démarre à 30 ans, chez d'autres à 40 ans, et j'ai accompagné des personnes qui l'ont vécu à 50 ans. Il n'y a pas d'âge, et il n'y a pas de concours à avoir : chacun vit sa vie comme il veut.
Beaucoup de gens dans le développement personnel comparent la vie à un jeu vidéo. Tu crois que finir le jeu, c'est battre le boss final : tu le combats, tu gagnes tous tes points, tu montes de niveau, tu arrives au niveau 100. Et tu as cru qu'arriver au niveau 100 et battre le boss final, c'était la fin du jeu, alors qu'en fait ce n'était que le début du jeu. C'est à partir de ce moment-là que tu commences à éveiller ta conscience.
Si tu ressens ce vide, c'est tout simplement que tu es arrivé au premier niveau, à ta première vie, et que c'est ta deuxième vie qui démarre, une nouvelle conscience. Peut-être que tu vas ressentir un décalage avec les autres, peut-être que tu ne vas plus te reconnaître ; ça a été mon cas aussi. Tu changes énormément, parce que tu fais ce travail intérieur, tu apprends à te connaître, et au fil des années tu finis par te dire : ok, je me suis menti à moi-même jusqu'à maintenant, j'avais besoin de reconnaissance, j'avais besoin d'amour.
Tu finis peut-être par changer de cercle social, tes centres d'intérêt changent, tes objectifs ou ton métier n'ont plus de sens (j'en parle aussi dans mon article sur la perte de sens). Alors tu regardes un peu ailleurs, et tu commences à te poser des questions :
- Est-ce que j'ai envie que les cinq dernières années que j'ai vécues deviennent les cinq prochaines ?
- Quand je regarde ma vie ces dix dernières années, est-ce que j'ai envie qu'elles deviennent les dix prochaines ?
Et des fois, tu te dis que non, tu sens que ce n'est pas ça. L'éveil de la conscience, ce n'est pas « je m'éveille d'un coup » : c'est progressif, c'est un parcours, un processus.
Comment combler son vide intérieur ?
Si je peux comparer ça à quelque chose, c'est à une maison. Tu as des pièces dans ta maison, et tu sais que certaines sont éclairées et d'autres pas, que certaines sont même fermées à clé. Ce vide que tu ressens, ce sont généralement des pièces que tu n'as pas ouvertes jusqu'à présent : des espaces de toi-même où tu t'es dit « je ne vais pas y aller », pour telle ou telle raison.
Et même quand des pièces ont été fermées au niveau inconscient, il faut déjà comprendre pourquoi elles sont fermées. Ça demande un travail intérieur, et c'est ce que je fais avec les personnes que j'accompagne : ouvrir les portes, allumer toutes les pièces, pour que la personne prenne vraiment conscience de qui elle est, y compris des espaces d'elle-même qui avaient été complètement fermés.
Comment je travaille
J'accompagne des personnes qui travaillent sur elles depuis au moins cinq ans, et en moyenne depuis dix ou quinze ans. Ce sont des personnes qui ont déjà fait un travail intérieur, qui ont déjà un niveau de conscience d'elles-mêmes, qui ont parfois déjà vécu un éveil de conscience, voire un éveil spirituel, et qui veulent passer à un niveau bien au-dessus de ce qu'elles ont conscientisé jusqu'ici.
Je travaille principalement avec la pleine conscience, et je me connecte à ton inconscient pour y capter des informations. Ça me permet d'aller à un niveau de profondeur où la plupart des personnes ne sont jamais allées, malgré parfois dix, quinze, vingt ans de travail sur elles ; j'ai accompagné une personne qui avait vingt-cinq ans de travail sur elle-même derrière elle. Ce qui m'intéresse, c'est d'aller vraiment très profondément.
Questions fréquentes sur le vide intérieur
Qu'est-ce que le vide intérieur ?
C'est la sensation qu'il te manque quelque chose au fond de toi alors que tout est là à l'extérieur : le travail, l'argent, la famille, les amis. Tu n'arrives pas à mettre le doigt dessus, mais si tu es vraiment honnête avec toi-même, tu sens que quelque chose manque.
Pourquoi je me sens vide alors que j'ai tout réussi ?
Souvent parce que les objectifs que tu as atteints n'étaient pas vraiment les tiens. Ton ego s'est construit dans l'enfance autour de la question « qui dois-je être pour être aimé ? », et il t'a fixé des objectifs basés sur la peur de ne pas recevoir d'amour. Une fois atteints, ils ne peuvent pas te combler.
Comment combler son vide intérieur ?
Un objectif de plus ne le comblera pas. Ce qui manque, le plus souvent, c'est l'amour de soi, le regard que tu portes sur toi-même, que tu es allé chercher à l'extérieur. Le travail consiste à aller voir les parts de toi que tu n'as pas encore ouvertes, et à comprendre pourquoi elles sont restées fermées.
Y a-t-il un âge pour ressentir ce vide ?
Non. Chez certaines personnes, ça arrive à 30 ans, chez d'autres à 40 ans, et j'ai accompagné des personnes qui l'ont vécu à 50 ans. Il n'y a pas d'âge et pas de comparaison à avoir : chacun vit son parcours à son rythme.
Si tu t'es reconnu dans ce que je décris et que tu as envie d'aller plus loin, tu peux réserver un diagnostic gratuit : une heure ensemble en visio pour faire le point sur ta situation et sur ce qui se passe au niveau de ton inconscient.